Que fait-on pour lutter contre la contrefaçon ?
Retour à la page Éléments de confiance
Y a-t-il des médicaments contrefaits en France ? Les entreprises se mobilisent-elles suffisamment ?
La contrefaçon de médicaments est un acte criminel : produits sur-dosés, sous-dosés, sans principe actif, voire toxiques, circulent dans le monde, quasi impunément.
Les médicaments contrefaits, de marque ou génériques, sont délibérément étiquetés frauduleusement pour en dissimuler la nature et/ou la source. Leur utilisation régulière peut entraîner un échec thérapeutique ou favoriser l’apparition d’une résistance. Elle peut même être mortelle, en particulier en raison de leur toxicité !
Aujourd’hui, la contrefaçon touche en grande partie les pays pauvres et émergents. Les Etats-Unis ne sont toutefois pas épargnés : elle y a été multipliée par 4 en 10 ans, et concerne près d’un tiers des nouvelles molécules. Le fléau, facilité par Internet, peut aussi arriver en Europe via les importations parallèles, légales.

Tout sauf marginale, la contrefaçon de médicaments concernerait 6% du marché mondial selon l’OMS, 10% selon l’Agence américaine du médicament (FDA).
Au-delà du risque médical qu’elle fait courir, elle est une réelle menace pour la filière recherche-production du secteur thérapeutique et pour ses emplois, directs ou indirects.
La France semble pour l’heure relativement à l’abri, même si les sollicitations sur Internet sont de plus en plus fréquentes. Les Entreprises du Médicament collaborent étroitement avec les pouvoirs publics pour définir des stratégies préventives de lutte.
L’élargissement de l’Union européenne à des pays où les règles de contrôle au niveau des frontières ne sont pas aussi strictes qu’en France pourrait fragiliser le système et exposer les consommateurs à des risques plus élevés.

Les importations parallèles sont-elles sûres ?
Acheter des médicaments dans des Etats membres de l’Union européenne dont le système de santé offre des médicaments à des prix peu élevés pour les revendre plus chers dans d’autres pays, tel est le principe des importations parallèles. Elles sont légales, mais la réglementation est très stricte : les médicaments doivent avoir obtenu une double AMM (dans le pays d’origine et en France), bénéficier d’un reconditionnement adapté, d’une notice traduite, et être importés par des intermédiaires agréés.
Elles sont plus rares en France, compte tenu du niveau du prix peu élevé des produits.
Risque du dispositif : favoriser la diffusion de médicaments illicites. Les contrefacteurs peuvent en effet tenter de faire passer de faux médicaments pour des médicaments d’importation parallèle. Repérer les produits contrefaits est d’autant plus difficile qu’une fois les médicaments reconditionnés (ce qui est légal), l’origine apparaissant sur la boîte est celle du pays de transit et non celle du pays producteur.
Peut-on acheter des médicaments sur Internet ?
En théorie, non. Dans les faits, oui. En pratique, il ne faut pas ! La législation française sur l’achat de médicaments dissuade ce genre de pratique : l’AMM, la prescription (uniquement sur ordonnance), et le monopole pharmaceutique (qui réserve aux seuls pharmaciens la vente de médicaments), garantissent la qualité et la sécurité des médicaments vendus en France. S’y ajoute la prise en charge des frais de santé par la Sécurité sociale, qui favorise également le recours au circuit officiel de distribution des médicaments.
Si se procurer des médicaments sur Internet est simple, le risque est considérable : les acheteurs n’ont aucune garantie de la qualité des produits reçus. Comment savoir qu’il ne s’agit pas de contrefaçon ? En outre, en court-circuitant le médecin et le pharmacien, cet accès prive le patient des conseils indispensables au bon usage du médicament.











Les 7 clés pour avoir confiance dans vos médicaments.