En clôture de la semaine de dialogue 2008, Christian Lajoux, Président du Leem a remis le prix "Paroles de Patients" à Olga et Christian Baudelot pour leur ouvrage "Une promenade de santé".
La première édition de ce prix à réuni le 22 octobre au Nomad’s, des entreprises, des associations et des partenaires qui ont activement participé au développement de cette nouvelle édition de la semaine de dialogue 2008.
Ce nouveau prix, a pour objectif de mettre en valeur le rôle du patient dans sa façon d’aborder sa maladie, de lutter contre sa progression, et de participer au traitement.
L’INVITATION
UN JURY ECLECTIQUE ET PASSIONNE
Ce prix, qui consacre un genre littéraire nouveau, en plein développement, a pour objectif de mettre en valeur le rôle du patient dans sa façon d’aborder sa maladie, de lutter contre sa progression et de participer au traitement. Il souligne le rôle essentiel de la parole dans la guérison et couronne, outre les qualités littéraires de l’ouvrage, la capacité de son auteur à transmettre au-delà de son émotion, un message de portée universelle.
Josette ROUSSELET-BLANC, présidente de l’association Etincelle a remis le prix « Paroles de patients » qui récompense un livre de témoignage sur la maladie publié entre le 1er octobre 2007 et le 30 septembre 2008.Le jury animé par Bertrand de Saint-Vincent était composé des personnalités suivantes :
Luc d’Auriol, Biologiste
Marie de Hennezel, Psychologue
Agnès lanaut, Membre de Comités de lecture
Alain Livartowski, Cancérologue – Institut Curie
Jean-Claude Meyer, Psychiatre
Marie-Odile Monchicourt, Journaliste scientifique – France Info
Marie-Françoise Padioleau, Journaliste – Présidente de l’AJMED (Association des journalistes médicaux grand public)
Josette Rousselet-Blanc, Journaliste – Le Figaro
Lucy Vincent, Neurobiologiste – Chercheur CNRS
Mathieu Zuber, Professeur de médecine – Université Paris V et Hôpital Saint-Joseph.
LE LIVRE LAUREAT
« Le sociologue Christian Baudelot (Le Niveau monte, Allez les filles !, etc.), dont les livres, notamment sur les questions d’éducation, font référence dans le monde entier, change ici complètement de registre. Voilà deux ans, il a vu sa femme Olga, elle-même chercheuse, atteinte d’une maladie incurable du rein, s’acheminer vers la dépendance et la mort. Comme sa mère et sa grand-mère avant elle. Découvrant qu’ils étaient « compatibles », Christian Baudelot a décidé de donner un rein à sa femme. C’est l’histoire de ce don qu’ils narrent ici à deux voix. « Je l’ai fait pour moi ! clame d’abord le donneur. Parce que j’ai vu le calvaire de mon beau-père dont l’épouse s’étiolait. » Mais l’explication est un peu courte et ce livre, précisément, nous invite à la subtilité.
Il y a d’abord le parcours des combattants. Rapporté avec humour et précision. Il y a ensuite une réflexion profonde sur l’identité, l’intégrité. Qu’est-ce que donner une part de soi, qu’est-ce que soi ? Et puis il y a l’histoire d’après. De ce qu’on attend du don, de ce que cela déclenche chez l’un et chez l’autre. Des passions obscures qui sont alors mobilisées.
En France, la médecine est réticente devant le don d’organe entre vivants. Parce que c’est compliqué. Oui, c’est compliqué. Christian et Olga Baudelot nous en font les témoins avec une sincérité magnifique, émouvante, avec une précision d’intellectuels vigilants. Et surtout, ils ont co-écrit une histoire d’amour, la leur, poignante et optimiste, qui donne à leur ouvrage une valeur universelle. »
> lien éditeur
Pour acquérir des exemplaires de l’ouvrage couronné par le prix « PAROLES DE PATIENTS » « Une promenade de santé » de Christian et Olga Baudelot aux éditions Stock , adressez directement vos commandes à madame Anne-Marie de Sousa au 01 49 54 36 57 ou par email : amdesousa@editions-stocks.fr.
Cet ouvrage fera l’objet d’une promotion spécifique dans les magasins relay du 3 au 11 novembre 2008 avec sur son bandeau la mention du soutien des Entreprises du médicament.
Discours de Bertrand de Saint Vincent, président du Jury « ‘
(…) il ne suffit pas de souffrir pour être beau, il ne suffit pas d’être malade pour devenir écrivain. Sinon on croulerait sous les chefs d’œuvre.. » >Lire le discours
Du 13 au 19 octobre, la semaine de dialogue sur le médicament a permis de réaliser près de 80 débats.
A travers ce blog, se sont exprimées vos préoccupations, vos questions, vos impressions et vos interpellations.
Vous avez été plus de 15 000 à visiter ce blog depuis octobre et plus de 4 000 à apprécier les règles d’or.
Soyez remercié très chaleureusement pour vos contributions.
Avec la participation de :
Maître Nathalie Beslay, Avocate spécialiste du droit numérique dans la Santé
Anne Buisson, Association François Aupetit, Responsable Communication
Dr Dominique Dupagne, médecin et animateur Atoute.org
Dr Vincent Varlet, Laboratoires Wyeth, Directeur de la Communication
et un représentant de la Haute Autorité de Santé
Votre thème est « le patient d’abord ». Le patient ne se soumet qu’à la prescription de son médecin généraliste. Difficulté pour lui peut être par oubli ou autre d’énoncer tous les médicaments qu’ils prend journellement d’où interférence entre eux.
Existe-t-il (je pense que oui) un logiciel ou applicatif donnant les interférences entre médicaments ? qui peut le posséder : le généraliste, le pharmacien ou internet ?
Pharmaciens et médecins possèdent aujourd’hui des bases de données permettant :
De mettre en évidence des interactions entre produits prescrits sur une même ordonnance.
Par ailleurs, ces logiciels permettent de traiter les incompatibilités (recherche de la compatibilité d’un traitement prescrit en tenant compte d’autres pathologies existants chez ce même malade).
De mettre en évidence des interactions possibles avec des aliments…
De plus, s’installe aujourd’hui dans les pharmacies, le dossier pharmaceutique (DP). Il permet, avec accord du patient, d’enregistrer tout médicament délivré, quelque soit la pharmacie. Ceci permet au pharmacien de mettre en évidence toute anomalie.
Est-ce que mon pharmacien qui me connait bien ne pourrait pas me prescrire des médicaments plus efficaces ? Du coup j’ai tendance à réutiliser des médicaments que j’avais dans mes armoires mais sans être toujours sûre du nombre de comprimés à prendre. Sans parler du coût pour la sécu, c’est pénible quand on a peu de temps de devoir faire la queue chez le médecin pour une gastro ou un gros rhume.
Un pharmacien est habilité soit à vous conseiller une médication efficace, soit à vous orienter vers le médecin. En cas d’automédication, il faut savoir que les médicaments ne sont pas des produits comme les autres. Un médicament est toujours destiné pour une indication thérapeuthique et une durée d’utilisation précises, avec une posologie adaptée.
Une automédication nous responsabilise car elle implique une éducation thérapeutique. Le patient devient acteur de son parcours de soins. elle permet d’éviter des consultations superflues.
Seuls les médicaments de prescription facultative sont destinés à l’automédication.
Quand sera commercialisé le Valdoxan (Dépression)? Quels sont les lieux ou se pratique la Stimulation magnétique transcrannienne ?
Le Valdoxan n’est pas commercialisé en France. Dans l’attente d’une autorisation de mise sur le marché , nous ne possédons aucune information sur une date éventuelle de commercialisation.
Stimulation magnétique Transcrannienne (TMS) : technique médicale utilisée dans le diagnostic des maladies neurologiques. Ce traitement clinique est uniquement pratiqué dans des centres spécialisés et n’entre pas dans le champ des médicaments.
Les génériques occasionnent malgré leur formule de nombreux effets secondaires. peuvent-ils être indiqués sur la posologie d’une manière explicite et « en gras »? Le prix générique est aussi onéreux que le produit. pourquoi le prendre alors?
a) Princeps (médicament de marque) ou générique ont rigoureusement le même principe actif (même molécule). Ils ont tous deux les mêmes propriétés curatives bénéfiques mais aussi des effets indésirables plus ou moins graves qui peuvent porter atteinte à la santé du patient.
Quelque soit le médicament (princeps ou générique) les centres de la pharmacovigilance, laboratoires, et pharmacies assurent pour chaque médicament commercialisé, le suivi des effets indésirables. S’il est constaté qu’un médicament présente plus de risques qu’il n’apporte de bénéfices, il est retiré du marché. La notice de chaque médicament en précise les effets indésirables.
b) Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) fixe le prix de tous les médicaments remboursables. Le prix d’un générique est au moins inférieur à 50% du prix du princeps ( produit de marque). Il est impossible qu’un produit générique coûte plus cher.
Que coûtent les génériques à la sécurité sociale ? est-il vrai que certains générique, pour ne pas dire beaucoup, coûtent plus chers à la Sécurité sociale ? Merci de votre réponse loyale ! Va-t-on là aussi être politiquement correct ?
A partir d’une analyse effectuée entre le 1/08/07 et le 31/08/08 (cumul mobile de 12 mois à fin août) le marché remboursable s’établit à 18,9 Milliards d’euros. Dans ce marché total la part des produits génériques représente 2,9 milliards d’Euros. (soit 15,3%)
Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) fixe le prix de tous les médicaments remboursables. Le prix d’un générique est au moins inférieur à 50% du prix du princeps (produit de marque). Il est donc impossible qu’un produit générique coûte plus cher à l’assurance maladie.
A quoi servent les cellules souches ?
Les cellules souches sont des cellules indifférenciées capables au cours de leur reproduction de se différencier en cellules spécialisées constituant des tissus : musculaires, sanguins, neurones, etc…
Ces cellules font l’objet de beaucoup de recherches pour essayer de créer de toute pièce des tissus et organes de remplacement.
Par exemple des recherches ont montré que des cellules embryonnaires pouvaient se différencier en cellules cardiaques et régénérer des cœurs déficients de rats.
Est-ce normal que la mère d’un de mes amis soit restée 2 mois paralysée suite à la prise d’un antibiotique?
Évidemment cela n’est pas normal, les médicaments sont destinées à soigner et non à rendre malade. Ils ont fait l’objet d’études et d’essais très longs et très codifiés ; Il faut cependant admettre que tout médicament peut générer des effets non souhaités et non prévus. Les centres de pharmacovigilance, les laboratoires pharmaceutiques, les médecins et les pharmaciens d’officine assurent le suivi des effets indésirables.
Si les risques constatés sont plus importants que les bénéfices attendus, le médicament est retiré du marché.
Comment être sûr de la production de médicaments qui peuvent être fabriqués à l’étranger sans aucune vérification aussi performante que la nôtre ?
Tout médicament vendu en France dans le circuit pharmaceutique officinal , quel que soit son lieu de fabrication a obligatoirement une autorisation de mise sur le marché (AMM). Cette autorisation de mise sur le marché est garantie de la qualité, de la traçabilité et des contrôles réalisés. Ceci n’est pas le cas des produits obtenus lors de voyages dans des pays n’ayant pas cette exigence ou obtenus par internet.
Suite au déremboursement de nombreux médicaments, et dans le contexte de « crise » économique actuelle, de plus en plus de gens n’ont plus accès aux soins, notamment beaucoup de retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. (…)
Des médicaments sont sortis du remboursement parce que selon le Comité Économique des Produits de Santé, ils ne présentent plus un service médical rendu suffisant en comparaison des produits inscrits au remboursement Sécurité Sociale et destinés aux mêmes indications thérapeutiques.
En ce qui concerne les médicaments non remboursés, ils sont en prix libres.
Le marché pharmaceutique des produits remboursables sur les 12 derniers mois reste en progression de 2, 4% en France.
La croissance du secteur pharmaceutique reste dynamique même si elle est moins rapide que dans les années précédentes. L’industrie du médicament est en profonde mutation et doit concilier les besoins de santé non satisfaits et attentes des patients, la pression des pouvoirs publics sur les prix, les équilibres économiques et le coût de ses recherches.
Quelles sont les propriétés pharmaceutique de l’oromag ?
Vous devez vous rapprocher de votre pharmacien pour en connaître toutes les propriétés.
Pourquoi certains médicaments peuvent-ils être achetés sans ordonnance et d’autres non ? Les médicaments sans ordonnance sont-ils vraiment des médicaments (homéopathie, produits à base de plantes..par exemple) ?
Tout produit possédant une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) est un médicament. Cette autorisation est clairement indiquée sur le produit : AMM
Cette AMM est obtenue après des essais prouvant activité et innocuité du médicament. Une partie de ces médicaments ne peut être dispensée qu’avec une ordonnance parce qu’ ils nécessitent plus de précautions que d’autres ou s’adressent à des affections nécessitant des avis médicaux. D’autres, parce qu’ils s’adressent à des affections plus courantes et plus facilement diagnostiquées peuvent être obtenus sans ordonnance.
Brasserie Le Richelieu 44, place Jaude 63000 Clermont-Ferrand
Type
Déjeuner décideurs
Public
Décideurs de santé
Atelier pratique : découvrir le chemin du médicament en thérapie génique
De 14 à 16 heures. 20 personnes maximum. Adultes à partir de 16 ans. L’expérimentation est au coeur de cet atelier et permet aux participants : de se mettre dans la peau d’un chercheur, en découvrant l’ADN et ses applications et de comprendre le chemin qui mène au médicament.
Organisme
Généthon
Lieu
1 bis, rue de l’Internationale BP 60 Evry 91002 Région Parisienne
Lilly – 10h30-12h – Débat, locaux de Lexmark « Jusqu’où le patient est-il acteur de sa santé? ». Le 21 octobre 2008
Lilly – 12h-13h15 – Débat, locaux Euro RSCG « La spécificité de la communication santé à destination du secteur » ( à confirmer). Le 4 décembre 2008
Saint-Denis
Ikambere 12h30-15h- Réunion d’échange, « Les perspectives du suivi thérapeutique sans guérison ». Le 21 octobre 2008, 39 bd Anatole France
Châtenay-Malabry : Paris XI -Châtenay – Débat, « Les métiers et l’avenir de la recherche ». Le 3 novembre 2008
Paris
Ligue Française contre la Sclérose en Plaques – Réunion d’échange, « Education thérapeutique : traitement et effets secondaires ». Le 18 octobre 2008
Trans-Form – 18h-20h- Réunion d’échange, « Elaboration commune d’une meilleure information ». Le 14 novembre 2008, 66 rue Diderot
CODERPA (1) – 9h30 et 14h30 – Débats « Bon usage du médicament et automédication ». Le 18 novembre 2008, Auditorium Hôpital Pompidou 15 ème
Espace Saint-Augustin – 14h30 – Débat « Où en est la recherche sur la maladie d’Alzheimer? ». Le 20 novembre 2008, 7 rue Treilhard 8ème
URAF (2) Ile-de-france – 14h30- Débat colloque « Le patient acteur de sa santé ». Le 6 Décembre 2008, 28 place St Georges 9ème
Espace Pirandello – 14H30 – Débat « Maladie d’Alzheimer : prévenir, identifier les premiers signes ». Le 9 Décembre 2008, 12 rue Pirandello, 13 ème
(1) Comités Départementaux des Retraités et Personnes Agées
(2) Union Régionale des Associations Familiales
Bravo à tous ceux qui font avancer la place des Entreprises du médicament dans la Société.
On prépare le bilan, merci de votre retour : jthevenin@leem.org
Jeudi 16 octobre 2008, plus d’une soixantaine de Capistes tous issus des Entreprises du Médicament, se sont retrouvés pour dialoguer autour de 2 sujets :
la campagne « le patient d’abord »
« les Volontaires du Médicament »
L’assemblée de professionnels, pharmaciens, médecins, chercheurs s’est montrée très concernée par les informations partagées au cours de cette semaine de dialogue.
Ils se sont tous rendus compte de la nécessité de placer le patient au centre du système de soins, même si certaines résistances se sont parfois exprimées et on tous ont appréciés le dynamisme de la campagne.
Espérons seulement que les médecins nous rejoindrons en 2009.
1- « J’ai lu les règles d’or sur les médicaments à la maison. J’ai de jeunes enfants, comment éviter les accidents avec les médicaments que je dois conserver au réfrigérateur ? » Pour éviter les accidents avec les médicaments qui doivent être conservés au réfrigérateur, il doivent être mis dans une boite dédiée à cet usage possédant un système d’ouverture protégée. Cette boite doit également être placée en hauteur.
2- « Certaines maladies comme la malaria deviennent difficile à soigner, y a t-il un risque que peu à peu les médicaments soient moins efficaces avec d’autres maladies ?
Pour aller plus loin, qui va plus vite, les virus ou la recherche ?
Quelle sera la situation dans une dizaine d’années ? Dans le cas de certaines maladies infectieuses, il est reconnu que l’on voit apparaître des résistances. Pour y remédier il est indispensable de respecter les règles de bon usage des médicament (posologie, durée de traitement, …) En parallèle les Entreprises du Médicaments conscients de ces préoccupations de santé publique recherchent sans relâche et développent de nouveaux traitements. Ainsi les traitements anti-infectieux ont permis de reculer la mortalité liée à ces maladies à 12 % en France. Tant la recherche publique que la recherche privée , tant en France qu’au niveau international, se donnent les moyens pour faire face aux enjeux sanitaires du futur.
3. « Je ne peux pas me déplacer facilement, puis-je acheter mes médicaments sur internet auprès de pharmacies assermentées ? » Cette possibilité n’existe pas en France aujourd’hui. Les réflexions sont en cours. L’étude des autres modèles européens est prise en compte pour mettre en place, s’il y a lieu, une telle modalité dans l’avenir.
4. »Pourquoi les différents labos ne s’unissent ils pas pour effectuer les recherches les plus critiques au lieu de se battre individuellement pour conserver des brevets ? N’a-t-on pas moyen de les y obliger pour des raisons de santé publique ? «
Des partenariats de recherche existent entre Recherche Publique et Privée, et entre laboratoires pour optimiser les compétences, les ressources. La compétition quelque soient les domaines a prouvé son efficacité à faire émerger des innovations. Dans certains cas les gouvernements face à des maladies émergentes avec un risque d’épidémies peuvent imposer une collaboration très étroite.
5. « Comment les laboratoires évaluent ils l’efficacité d’un médicament après leur mise sur le marché ? Les médecins font ils des comptes rendus aux autorités ? Considère-t-on qu’un médicament est définitivement efficace quand on l’a testé et mis en vente ? «
Lorsque le médicament a fait l’objet d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) qui est délivrée par les autorités de santé, le laboratoire qui commercialise la spécialité doit répertorier tous les effets secondaires notifiés et adresser aux Autorités de Santé un rapport listant les effets. L’efficacité du nouveau médicament fait l’objet d’un suivi permanent en collaboration avec les médecins traitant et les pharmaciens .
6. « La santé est un problème mondial. Prend-on suffisamment en compte les médecines d’autres pays (Afrique, Asie) lorsqu’on décide de la validité d’une recherche thérapeutique ? Autrement dit, les médicaments en vente aujourd’hui ne représente-t-il pas qu’un « certaine » vision de la santé ? la vision occidentale ? » Effectivement, il existe des médicaments traditionnelles qui correspondent à des cultures qui ne sont pas d’emblée transposables sans validation de sécurité et d’efficacité conformément aux attentes des patients des pays occidentaux
7. « J’ai le sentiment que beaucoup de médecins donnent trop de médicaments aux patients et se soucient peu des effets « collatéraux » assez fréquents et souvent pires que la pathologie initiale. Je pense ici à ma mère « matraquée » de médicaments pour sa maladie de parkinson et qui n’arrive à s’en sortir qu’en supprimant petit à petit certains d’entre eux particulièrement « déséquilibrant » ! «
La maladie de parkinson est une maladie qui doit être prise en charge par un médecin spécialiste, le neurologue. Le traitement nécessite des ajustements réguliers en fonction de la réaction de chaque patient. Il est fortement recommandé de ne pas arrêter ou modifier le traitement sans consulter le médecin traitant.
8. « Je prends beaucoup de médicaments, certains pour éviter les effets secondaires des premiers. Au final, beaucoup d’effets secondaires et je fini par me demander si je n’irai pas mieux sans prendre tous ces médicaments. La recherche avance-t-elle sur la réduction des effets secondaires et quand pourront nous prendre un médicament qui ne provoque pas de dégâts en même temps ailleurs ? » Un médicament peut, par un même mécanisme d’action, affecter différentes fonctions de l’organisme et générer des effets non souhaités et non prévus.
S’il est constaté qu’un médicament présente plus de risque qu’il n’apporte de bénéfice, il est retiré du marché. Les centres de pharmacovigilance et les laboratoires pharmaceutiques assurent, pour chaque médicament commercialisé, le suivi des effets indésirables. La notion de pourcentages d’effets secondaires est un élément essentiel lors du développement clinique.
Bonjour à toutes et à tous, les débats se poursuivent demain à Bordeaux, Nice, Rouen, Paris et en région parisienne. Programme du Jeudi 16 Octobre:
Bordeaux
Réunion d’échange : Le rôle du patient acteur de sa santé, comment prendre en compte les diverses informations délivrées ?
De 11h à 12h30 carton d’invitation
Rencontre métier : les métiers et les professions de l’industrie pharmaceutique
De 14h30 à 17h. carton d’invitation
10h30-12h – Réunion d’échange, « Les associations de patients partenaire de la recherche »
15h30-17h30 – Débat, « Recherche clinique, comment maintenir l’attactivité de la recherche en France »
18h-20h30 – Conférence Grand Public, « Niçois et acteur de ma santé Rouen
18h-20h- Conférence Grand Public, « Acteur de ma santé, prévention et comportement des adolescents »
21h-22h30- Soirée Médecins, « Internet : nouveau référent du patient? » Paris et Région parisienne UFSBD (1), 7, rue Mariotte
11h « Quelle information pour le patient? » EPPOSI (2), Assemblée Nationale
9h « Bilan et perspective du plan maladies rares » ESSEC – Basil stratégie , CNIT Paris-La Défense
16h – « Moi, ma santé et internet »
(1) Union Française de Santé Bucco-Dentaire
(2) European Platform for Patients’ Organisations, Science and IndustryRendez-vous à ne pas manquer:
Mercredi 22 octobre :
Remise du prix Paroles de Patients au restaurant Nomad’s
12-14 rue du marché Saint-Honoré, 75001 Paris
Cette soirée sera l’occasion de remercier l’ensemble des participants à la semaine, nous vous y attendons nombreux.
1. « Aujourd’hui, nous parlons souvent de nouveaux médicaments. Malheureusement, en lisant la presse spécialisée, hormis les avancées thérapeutiques dans les maladies rares, on peut se rendre compte qu’il existe de « vague copie » parmi les classes thérapeutiques déjà très étoffées ?
Ne serait il pas de la responsabilité du Leem d’ empêcher l’arrivée de ces copies sur le marché qui ne vont faire que le médecin devient qu’une cible d’un merchandising accru ? » Vous soulignez le rôle clé du secteur pharmaceutique dans la Recherche et l’Innovation en évoquant les avancées thérapeutiques dans le domaine des maladies rares.
Il est parfois aussi important d’apporter des améliorations attendues par les patients en terme d’amélioration des effets secondaires et d’amélioration de la qualité de vie ou pour faciliter l’adhésion/observance au traitement.
Pour un « observateur externe » ces légères améliorations peuvent être assimilées à de « vagues copies ». Pourtant cette Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR) est une condition essentielle pour obtenir un prix de remboursement satisfaisant.
« 2. Quel est le devenir des médicaments périmés ? En quoi consiste la gestion de ces déchets ? Les médicament périmés ne doivent pas être jetés à la poubelle. On doit séparer le conditionnement et la notice du médicament proprement dit.
Le conditionnement et la notice sont à jeter dans les structures de tri proposées par chaque commune. Le médicament est à rapporter au pharmacien d’officine.
Ce dernier suit les recommandations de la société CYCLAME D qui coordonne la récupération des déchets issus de médicaments et en assure leurs destruction par incinération via des prestataires agréés.
Pour plus d’information s’adresser à
CYCLAMED 68 bd Flandrin 75116 Paris tel 01 53 70 02 70
« 3. Quel est le réel intérêt du médicament générique ? Il fait perdre de l’argent au laboratoire, il oblige la reformulation ou l’utilisation d’un métabolite pour contrer la perte du brevet d’exploitation et créer un flou dans certaines classes thérapeutiques, déstabilisent le patient âgé (où est ma gélule bleu et jaune alors qu’elle est verte et blanche aujourd’hui). De plus les laboratoires dit génériqueurs ne font que les molécules les plus prescrites et les dosages les plus prescrits: cela crée une source d’erreurs, pour le pharmacien qui doit jongler parfois parmi 4 ou 5 fournisseurs de génériques, expliquer que son laboratoire ce n’est pas celui du voisin, que la couleur va changer, etc… Ne serait-il pas mieux d’appliquer une diminution du prix après 15 années d’exploitation, avec un prix qui diminue jusque 50 % après 20 d’exploitation ? »
Effectivement les médicaments génériques peuvent présenter quelques inconvénients:
Désorienter certains patients, en particuliers âgés
Compliquer le travail de gestion du pharmacien
Il faut cependant rappeler
Qu’ils s’inscrivent dans une politique générale de maitrise des dépenses de santé
Qu’ils obéissent à une législation internationale de brevets industriels
La baisse de prix du produit princeps ne fermerait pas la porte à d’autres industriels du secteur.
En France, ils ne représentent que 10 % des ventes dans les pharmacies contre 30 % chez nos voisins Allemands ou Anglais.
Il appartient dans ce contexte de bien expliquer au patient les différences de présentation du générique par rapport au médicament princeps pour lui faciliter ce transfert qui lui est financièrement bénéfique.
Il appartient aussi au pharmacien d’intégrer les génériques dans la gestion de sa pharmacie. Il n’est pas tenu de travailler avec 4 ou 5 fournisseurs.
Cette participation à la maitrise des dépenses de santé est tout à fait conforme à son rôle social.
« 4. Pourquoi le Levothyrox est toujours conditionné en boîtes de 28 comprimés alors que la plupart du temps les personnes qui utilisent ce médicament doivent le prendre à vie ?
Ne serait-il pas plus judicieux de les conditionner par boîtes de 90 comprimés, d’autant plus que cela ferait des économies à la Sécurité Sociale et à l’utilisateur. Pour mon cas personnel, j’utilise du lévothyrox 75 et 25 (25:2). Cela me fait une bonne somme de retenue dans une année …. »
Les boites de 28 comprimés correspondent à 4 semaines de traitement conformément aux demandes des Autorités de Santé. Les conditionnements ne sont pas déterminés librement par les industriels.
Le choix de la quantité délivrée par le conditionnement est le résultat d’un arbitrage entre pusieurs critères :
Économie générée par de gros conditionnement
Adaptation de la quantité délivrée à la posologie et à la durée de traitement
Proposer des gros conditionnement n’est pas forcement générateur d’économie. Les risques de gaspillage sont évidents lors d’arrêt du traitement pour diverses raisons ( intolérance, changement de thérapeutiques, …) « 5. J’ai vu dernièrement, que certains fruits comme le pamplemousse ont une interaction avec les médicaments (antibiotiques). Où pourrais je trouver des informations à ce sujet ? Merci «
Certains aliments peuvent interagir avec l’action de certains médicaments. Une interaction avérée sera signalée par le fabricant dans la notice qu’il faut soigneusement lire avant toute prise de médicaments.
En cas de doute, vous devez vous adresser à votre pharmacien.
Vous pouvez également faire appel au service d’information médicale du laboratoire fabricant dont vous trouverez les coordonnées sur la notice.
« 6. Les pharmaciens peut-il prescrire des médicaments en dépannage ? » Il faut distinguer les médicaments de prescription des médicaments d’automédication. Pour ce qui concerne les médicaments de prescription, le pharmacien n’est pas habilité à les prescrire mais il peut et doit assurer la continuité d’un traitement en s’assurant, par la connaissance qu’il a du patient, que la raison invoquée est valable.
Pour ce qui est du médicament d’automédication, il peut et doit répondre à une demande de conseil en respectant quelques règles:
Que la pathologie soit accessible à ce type de médicament
Qu’il ne traite pas dans la durée
Qu’il adresse systematiquement le patient au medecin si le resultat n’est pas obtenu rapidement
« 7. Pourquoi tolère t-on la vente de produits cosmétiques dans les pharmacie, ceci augmente la confusion entre parapharmacie et pharmacie … S’étonner après qu’on puisse vendre des médicaments en grande surface … » Le pharmacien d’officine est un professionnel de santé de proximité à l’écoute des patients. Des produits cosmétiques sélectionnés et les médicaments présentent des analogies en terme de développement et d’exigence de sécurité. Il est donc normal de les réunir.
La présence de cosmétique permet aussi de renforcer l’équilibre financier des pharmacies alors même qu’elles sont astreintes à des contraintes de service public : service de garde assuré, stock immédiatement disponible, qualité technique du personnel chargé de la distribution, …
Au sein de la chaine de distribution, les pharmaciens d’officine participent à la sécurité, à la qualité et à la traçabilité des médicaments et sont l’un des garants de la fabrication contre la contrefaçon.
8. « J’ai l’impression ces dernières années que la recherche progresse lentement. On meurt toujours du cancer, de nouvelles maladies restent sans traitement. À l’heure des nanotechnologies, des biotechnologies, pourquoi n’avancent-on pas plus vite ? Que manque-t-il pour que les découvertes s’accélèrent et que les patients puissent en bénéficier ? Merci »
Le ralentissement des résultats de la recherche et de la mise sur le marché de médicament innovants relève essentiellement de 3 causes:
Plus la technicité des méthodes utilisées grandit, plus les délais de mise en pratique augmentent. Nous sommes passé de l’ère de la chimie relativement simple à l’ère des biotechnologies beaucoup plus complexe. Le stade du traitement des symptômes est dépassé. L’objectif est maintenant « d’attaquer la source du mal »
La crainte des effets secondaires des médicaments plus puissants, les considérations éthiques liées au caractère très innovant de certaines thérapies ou parfois même le principe de précautions compliquent ou retardent les développement.
Les autorisations réglementaires sont de plus en plus exigeante et donc plus longues à obtenir.
L’ensemble de ces contraintes entraîne un accroissement considérable des couts de développement et les crédits qui lui sont alloués sont souvent insuffisants.
Bonjour à toutes et à tous, La Semaine se poursuit aujourd’hui avec des débats sur Nancy et Paris, après Toulouse et Marseille hier.
Pour plus d’information sur la conférence de presse de lancement : www.leem-media.com
AstraZeneca -BMS – Daiichi Sankyo – Novartis. 18h – « Médicament et développement durable »
Rendez-vous à ne pas manquer:
Mercredi 22 octobre :
Remise du prix Paroles de Patients au restaurant Nomad’s
12-14 rue du marché Saint-Honoré, 75001 Paris
Cette soirée sera l’occasion de remercier l’ensemble des participants à la semaine, nous vous y attendons nombreux.