17 octobre 2008
Les experts répondent aux questions – Vendredi 17 octobre
dans Question Semaine de dialogue, Questions/Réponses, Semaine de dialogue 2008 | 0 Commentaire
Votre thème est « le patient d’abord ». Le patient ne se soumet qu’à la prescription de son médecin généraliste. Difficulté pour lui peut être par oubli ou autre d’énoncer tous les médicaments qu’ils prend journellement d’où interférence entre eux.
Existe-t-il (je pense que oui) un logiciel ou applicatif donnant les interférences entre médicaments ? qui peut le posséder : le généraliste, le pharmacien ou internet ?
Pharmaciens et médecins possèdent aujourd’hui des bases de données permettant :
- De mettre en évidence des interactions entre produits prescrits sur une même ordonnance.
- Par ailleurs, ces logiciels permettent de traiter les incompatibilités (recherche de la compatibilité d’un traitement prescrit en tenant compte d’autres pathologies existants chez ce même malade).
- De mettre en évidence des interactions possibles avec des aliments…
De plus, s’installe aujourd’hui dans les pharmacies, le dossier pharmaceutique (DP). Il permet, avec accord du patient, d’enregistrer tout médicament délivré, quelque soit la pharmacie. Ceci permet au pharmacien de mettre en évidence toute anomalie.
Est-ce que mon pharmacien qui me connait bien ne pourrait pas me prescrire des médicaments plus efficaces ? Du coup j’ai tendance à réutiliser des médicaments que j’avais dans mes armoires mais sans être toujours sûre du nombre de comprimés à prendre. Sans parler du coût pour la sécu, c’est pénible quand on a peu de temps de devoir faire la queue chez le médecin pour une gastro ou un gros rhume.
Un pharmacien est habilité soit à vous conseiller une médication efficace, soit à vous orienter vers le médecin. En cas d’automédication, il faut savoir que les médicaments ne sont pas des produits comme les autres. Un médicament est toujours destiné pour une indication thérapeuthique et une durée d’utilisation précises, avec une posologie adaptée.
Une automédication nous responsabilise car elle implique une éducation thérapeutique. Le patient devient acteur de son parcours de soins. elle permet d’éviter des consultations superflues.
Seuls les médicaments de prescription facultative sont destinés à l’automédication.
Quand sera commercialisé le Valdoxan (Dépression)? Quels sont les lieux ou se pratique la Stimulation magnétique transcrannienne ?
Le Valdoxan n’est pas commercialisé en France. Dans l’attente d’une autorisation de mise sur le marché , nous ne possédons aucune information sur une date éventuelle de commercialisation.
Stimulation magnétique Transcrannienne (TMS) : technique médicale utilisée dans le diagnostic des maladies neurologiques. Ce traitement clinique est uniquement pratiqué dans des centres spécialisés et n’entre pas dans le champ des médicaments.
Les génériques occasionnent malgré leur formule de nombreux effets secondaires. peuvent-ils être indiqués sur la posologie d’une manière explicite et « en gras »? Le prix générique est aussi onéreux que le produit. pourquoi le prendre alors?
a) Princeps (médicament de marque) ou générique ont rigoureusement le même principe actif (même molécule). Ils ont tous deux les mêmes propriétés curatives bénéfiques mais aussi des effets indésirables plus ou moins graves qui peuvent porter atteinte à la santé du patient.
Quelque soit le médicament (princeps ou générique) les centres de la pharmacovigilance, laboratoires, et pharmacies assurent pour chaque médicament commercialisé, le suivi des effets indésirables. S’il est constaté qu’un médicament présente plus de risques qu’il n’apporte de bénéfices, il est retiré du marché. La notice de chaque médicament en précise les effets indésirables.
b) Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) fixe le prix de tous les médicaments remboursables. Le prix d’un générique est au moins inférieur à 50% du prix du princeps ( produit de marque). Il est impossible qu’un produit générique coûte plus cher.
Que coûtent les génériques à la sécurité sociale ? est-il vrai que certains générique, pour ne pas dire beaucoup, coûtent plus chers à la Sécurité sociale ? Merci de votre réponse loyale ! Va-t-on là aussi être politiquement correct ?
A partir d’une analyse effectuée entre le 1/08/07 et le 31/08/08 (cumul mobile de 12 mois à fin août) le marché remboursable s’établit à 18,9 Milliards d’euros. Dans ce marché total la part des produits génériques représente 2,9 milliards d’Euros. (soit 15,3%)
Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) fixe le prix de tous les médicaments remboursables. Le prix d’un générique est au moins inférieur à 50% du prix du princeps (produit de marque). Il est donc impossible qu’un produit générique coûte plus cher à l’assurance maladie.
A quoi servent les cellules souches ?
Les cellules souches sont des cellules indifférenciées capables au cours de leur reproduction de se différencier en cellules spécialisées constituant des tissus : musculaires, sanguins, neurones, etc…
Ces cellules font l’objet de beaucoup de recherches pour essayer de créer de toute pièce des tissus et organes de remplacement.
Par exemple des recherches ont montré que des cellules embryonnaires pouvaient se différencier en cellules cardiaques et régénérer des cœurs déficients de rats.
Est-ce normal que la mère d’un de mes amis soit restée 2 mois paralysée suite à la prise d’un antibiotique?
Évidemment cela n’est pas normal, les médicaments sont destinées à soigner et non à rendre malade. Ils ont fait l’objet d’études et d’essais très longs et très codifiés ; Il faut cependant admettre que tout médicament peut générer des effets non souhaités et non prévus. Les centres de pharmacovigilance, les laboratoires pharmaceutiques, les médecins et les pharmaciens d’officine assurent le suivi des effets indésirables.
Si les risques constatés sont plus importants que les bénéfices attendus, le médicament est retiré du marché.
Comment être sûr de la production de médicaments qui peuvent être fabriqués à l’étranger sans aucune vérification aussi performante que la nôtre ?
Tout médicament vendu en France dans le circuit pharmaceutique officinal , quel que soit son lieu de fabrication a obligatoirement une autorisation de mise sur le marché (AMM). Cette autorisation de mise sur le marché est garantie de la qualité, de la traçabilité et des contrôles réalisés. Ceci n’est pas le cas des produits obtenus lors de voyages dans des pays n’ayant pas cette exigence ou obtenus par internet.
Suite au déremboursement de nombreux médicaments, et dans le contexte de « crise » économique actuelle, de plus en plus de gens n’ont plus accès aux soins, notamment beaucoup de retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. (…)
Des médicaments sont sortis du remboursement parce que selon le Comité Économique des Produits de Santé, ils ne présentent plus un service médical rendu suffisant en comparaison des produits inscrits au remboursement Sécurité Sociale et destinés aux mêmes indications thérapeutiques.
En ce qui concerne les médicaments non remboursés, ils sont en prix libres.
Le marché pharmaceutique des produits remboursables sur les 12 derniers mois reste en progression de 2, 4% en France.
La croissance du secteur pharmaceutique reste dynamique même si elle est moins rapide que dans les années précédentes. L’industrie du médicament est en profonde mutation et doit concilier les besoins de santé non satisfaits et attentes des patients, la pression des pouvoirs publics sur les prix, les équilibres économiques et le coût de ses recherches.
Quelles sont les propriétés pharmaceutique de l’oromag ?
Vous devez vous rapprocher de votre pharmacien pour en connaître toutes les propriétés.
Pourquoi certains médicaments peuvent-ils être achetés sans ordonnance et d’autres non ? Les médicaments sans ordonnance sont-ils vraiment des médicaments (homéopathie, produits à base de plantes..par exemple) ?
Tout produit possédant une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) est un médicament. Cette autorisation est clairement indiquée sur le produit : AMM
Cette AMM est obtenue après des essais prouvant activité et innocuité du médicament. Une partie de ces médicaments ne peut être dispensée qu’avec une ordonnance parce qu’ ils nécessitent plus de précautions que d’autres ou s’adressent à des affections nécessitant des avis médicaux. D’autres, parce qu’ils s’adressent à des affections plus courantes et plus facilement diagnostiquées peuvent être obtenus sans ordonnance.

Les experts répondent aux questions – mercredi 15 octobre
dans Question Semaine de dialogue, Questions/Réponses, Semaine de dialogue 2008 | 0 Commentaire
1- « J’ai lu les règles d’or sur les médicaments à la maison. J’ai de jeunes enfants, comment éviter les accidents avec les médicaments que je dois conserver au réfrigérateur ? »
Pour éviter les accidents avec les médicaments qui doivent être conservés au réfrigérateur, il doivent être mis dans une boite dédiée à cet usage possédant un système d’ouverture protégée. Cette boite doit également être placée en hauteur.
2- « Certaines maladies comme la malaria deviennent difficile à soigner, y a t-il un risque que peu à peu les médicaments soient moins efficaces avec d’autres maladies ?
Pour aller plus loin, qui va plus vite, les virus ou la recherche ?
Quelle sera la situation dans une dizaine d’années ?
Dans le cas de certaines maladies infectieuses, il est reconnu que l’on voit apparaître des résistances. Pour y remédier il est indispensable de respecter les règles de bon usage des médicament (posologie, durée de traitement, …) En parallèle les Entreprises du Médicaments conscients de ces préoccupations de santé publique recherchent sans relâche et développent de nouveaux traitements. Ainsi les traitements anti-infectieux ont permis de reculer la mortalité liée à ces maladies à 12 % en France. Tant la recherche publique que la recherche privée , tant en France qu’au niveau international, se donnent les moyens pour faire face aux enjeux sanitaires du futur.
3. « Je ne peux pas me déplacer facilement, puis-je acheter mes médicaments sur internet auprès de pharmacies assermentées ? »
Cette possibilité n’existe pas en France aujourd’hui. Les réflexions sont en cours. L’étude des autres modèles européens est prise en compte pour mettre en place, s’il y a lieu, une telle modalité dans l’avenir.
4. »Pourquoi les différents labos ne s’unissent ils pas pour effectuer les recherches les plus critiques au lieu de se battre individuellement pour conserver des brevets ? N’a-t-on pas moyen de les y obliger pour des raisons de santé publique ? «
Des partenariats de recherche existent entre Recherche Publique et Privée, et entre laboratoires pour optimiser les compétences, les ressources. La compétition quelque soient les domaines a prouvé son efficacité à faire émerger des innovations. Dans certains cas les gouvernements face à des maladies émergentes avec un risque d’épidémies peuvent imposer une collaboration très étroite.
5. « Comment les laboratoires évaluent ils l’efficacité d’un médicament après leur mise sur le marché ? Les médecins font ils des comptes rendus aux autorités ? Considère-t-on qu’un médicament est définitivement efficace quand on l’a testé et mis en vente ? «
Lorsque le médicament a fait l’objet d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) qui est délivrée par les autorités de santé, le laboratoire qui commercialise la spécialité doit répertorier tous les effets secondaires notifiés et adresser aux Autorités de Santé un rapport listant les effets. L’efficacité du nouveau médicament fait l’objet d’un suivi permanent en collaboration avec les médecins traitant et les pharmaciens .
6. « La santé est un problème mondial. Prend-on suffisamment en compte les médecines d’autres pays (Afrique, Asie) lorsqu’on décide de la validité d’une recherche thérapeutique ? Autrement dit, les médicaments en vente aujourd’hui ne représente-t-il pas qu’un « certaine » vision de la santé ? la vision occidentale ? »
Effectivement, il existe des médicaments traditionnelles qui correspondent à des cultures qui ne sont pas d’emblée transposables sans validation de sécurité et d’efficacité conformément aux attentes des patients des pays occidentaux
7. « J’ai le sentiment que beaucoup de médecins donnent trop de médicaments aux patients et se soucient peu des effets « collatéraux » assez fréquents et souvent pires que la pathologie initiale. Je pense ici à ma mère « matraquée » de médicaments pour sa maladie de parkinson et qui n’arrive à s’en sortir qu’en supprimant petit à petit certains d’entre eux particulièrement « déséquilibrant » ! «
La maladie de parkinson est une maladie qui doit être prise en charge par un médecin spécialiste, le neurologue. Le traitement nécessite des ajustements réguliers en fonction de la réaction de chaque patient. Il est fortement recommandé de ne pas arrêter ou modifier le traitement sans consulter le médecin traitant.
8. « Je prends beaucoup de médicaments, certains pour éviter les effets secondaires des premiers. Au final, beaucoup d’effets secondaires et je fini par me demander si je n’irai pas mieux sans prendre tous ces médicaments. La recherche avance-t-elle sur la réduction des effets secondaires et quand pourront nous prendre un médicament qui ne provoque pas de dégâts en même temps ailleurs ? »
Un médicament peut, par un même mécanisme d’action, affecter différentes fonctions de l’organisme et générer des effets non souhaités et non prévus. 
S’il est constaté qu’un médicament présente plus de risque qu’il n’apporte de bénéfice, il est retiré du marché. Les centres de pharmacovigilance et les laboratoires pharmaceutiques assurent, pour chaque médicament commercialisé, le suivi des effets indésirables. La notion de pourcentages d’effets secondaires est un élément essentiel lors du développement clinique.
14 octobre 2008
Les experts répondent aux questions -mardi 14octobre
dans Question Semaine de dialogue, Questions/Réponses, Semaine de dialogue 2008 | 0 Commentaire
1. « Aujourd’hui, nous parlons souvent de nouveaux médicaments. Malheureusement, en lisant la presse spécialisée, hormis les avancées thérapeutiques dans les maladies rares, on peut se rendre compte qu’il existe de « vague copie » parmi les classes thérapeutiques déjà très étoffées ?
Ne serait il pas de la responsabilité du Leem d’ empêcher l’arrivée de ces copies sur le marché qui ne vont faire que le médecin devient qu’une cible d’un merchandising accru ? »
Vous soulignez le rôle clé du secteur pharmaceutique dans la Recherche et l’Innovation en évoquant les avancées thérapeutiques dans le domaine des maladies rares.
Il est parfois aussi important d’apporter des améliorations attendues par les patients en terme d’amélioration des effets secondaires et d’amélioration de la qualité de vie ou pour faciliter l’adhésion/observance au traitement.
Pour un « observateur externe » ces légères améliorations peuvent être assimilées à de « vagues copies ». Pourtant cette Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR) est une condition essentielle pour obtenir un prix de remboursement satisfaisant.
« 2. Quel est le devenir des médicaments périmés ? En quoi consiste la gestion de ces déchets ?
Les médicament périmés ne doivent pas être jetés à la poubelle. On doit séparer le conditionnement et la notice du médicament proprement dit.
Le conditionnement et la notice sont à jeter dans les structures de tri proposées par chaque commune. Le médicament est à rapporter au pharmacien d’officine.
Ce dernier suit les recommandations de la société CYCLAME D qui coordonne la récupération des déchets issus de médicaments et en assure leurs destruction par incinération via des prestataires agréés.
Pour plus d’information s’adresser à
CYCLAMED 68 bd Flandrin 75116 Paris tel 01 53 70 02 70
« 3. Quel est le réel intérêt du médicament générique ? Il fait perdre de l’argent au laboratoire, il oblige la reformulation ou l’utilisation d’un métabolite pour contrer la perte du brevet d’exploitation et créer un flou dans certaines classes thérapeutiques, déstabilisent le patient âgé (où est ma gélule bleu et jaune alors qu’elle est verte et blanche aujourd’hui). De plus les laboratoires dit génériqueurs ne font que les molécules les plus prescrites et les dosages les plus prescrits: cela crée une source d’erreurs, pour le pharmacien qui doit jongler parfois parmi 4 ou 5 fournisseurs de génériques, expliquer que son laboratoire ce n’est pas celui du voisin, que la couleur va changer, etc… Ne serait-il pas mieux d’appliquer une diminution du prix après 15 années d’exploitation, avec un prix qui diminue jusque 50 % après 20 d’exploitation ? »
Effectivement les médicaments génériques peuvent présenter quelques inconvénients:
- Désorienter certains patients, en particuliers âgés
- Compliquer le travail de gestion du pharmacien
Il faut cependant rappeler
- Qu’ils s’inscrivent dans une politique générale de maitrise des dépenses de santé
- Qu’ils obéissent à une législation internationale de brevets industriels
La baisse de prix du produit princeps ne fermerait pas la porte à d’autres industriels du secteur.
En France, ils ne représentent que 10 % des ventes dans les pharmacies contre 30 % chez nos voisins Allemands ou Anglais.
Il appartient dans ce contexte de bien expliquer au patient les différences de présentation du générique par rapport au médicament princeps pour lui faciliter ce transfert qui lui est financièrement bénéfique.
Il appartient aussi au pharmacien d’intégrer les génériques dans la gestion de sa pharmacie. Il n’est pas tenu de travailler avec 4 ou 5 fournisseurs.
Cette participation à la maitrise des dépenses de santé est tout à fait conforme à son rôle social.
« 4. Pourquoi le Levothyrox est toujours conditionné en boîtes de 28 comprimés alors que la plupart du temps les personnes qui utilisent ce médicament doivent le prendre à vie ?
Ne serait-il pas plus judicieux de les conditionner par boîtes de 90 comprimés, d’autant plus que cela ferait des économies à la Sécurité Sociale et à l’utilisateur. Pour mon cas personnel, j’utilise du lévothyrox 75 et 25 (25:2). Cela me fait une bonne somme de retenue dans une année …. »
Les boites de 28 comprimés correspondent à 4 semaines de traitement conformément aux demandes des Autorités de Santé. Les conditionnements ne sont pas déterminés librement par les industriels.
Le choix de la quantité délivrée par le conditionnement est le résultat d’un arbitrage entre pusieurs critères :
- Économie générée par de gros conditionnement
- Adaptation de la quantité délivrée à la posologie et à la durée de traitement
Proposer des gros conditionnement n’est pas forcement générateur d’économie. Les risques de gaspillage sont évidents lors d’arrêt du traitement pour diverses raisons ( intolérance, changement de thérapeutiques, …)
« 5. J’ai vu dernièrement, que certains fruits comme le pamplemousse ont une interaction avec les médicaments (antibiotiques). Où pourrais je trouver des informations à ce sujet ? Merci «
Certains aliments peuvent interagir avec l’action de certains médicaments. Une interaction avérée sera signalée par le fabricant dans la notice qu’il faut soigneusement lire avant toute prise de médicaments.
En cas de doute, vous devez vous adresser à votre pharmacien.
Vous pouvez également faire appel au service d’information médicale du laboratoire fabricant dont vous trouverez les coordonnées sur la notice.
« 6. Les pharmaciens peut-il prescrire des médicaments en dépannage ? »
Il faut distinguer les médicaments de prescription des médicaments d’automédication. Pour ce qui concerne les médicaments de prescription, le pharmacien n’est pas habilité à les prescrire mais il peut et doit assurer la continuité d’un traitement en s’assurant, par la connaissance qu’il a du patient, que la raison invoquée est valable.
Pour ce qui est du médicament d’automédication, il peut et doit répondre à une demande de conseil en respectant quelques règles:
- Que la pathologie soit accessible à ce type de médicament
- Qu’il ne traite pas dans la durée
- Qu’il adresse systematiquement le patient au medecin si le resultat n’est pas obtenu rapidement
« 7. Pourquoi tolère t-on la vente de produits cosmétiques dans les pharmacie, ceci augmente la confusion entre parapharmacie et pharmacie … S’étonner après qu’on puisse vendre des médicaments en grande surface … »
Le pharmacien d’officine est un professionnel de santé de proximité à l’écoute des patients. Des produits cosmétiques sélectionnés et les médicaments présentent des analogies en terme de développement et d’exigence de sécurité. Il est donc normal de les réunir.
La présence de cosmétique permet aussi de renforcer l’équilibre financier des pharmacies alors même qu’elles sont astreintes à des contraintes de service public : service de garde assuré, stock immédiatement disponible, qualité technique du personnel chargé de la distribution, …
Au sein de la chaine de distribution, les pharmaciens d’officine participent à la sécurité, à la qualité et à la traçabilité des médicaments et sont l’un des garants de la fabrication contre la contrefaçon.
8. « J’ai l’impression ces dernières années que la recherche progresse lentement. On meurt toujours du cancer, de nouvelles maladies restent sans traitement. À l’heure des nanotechnologies, des biotechnologies, pourquoi n’avancent-on pas plus vite ? Que manque-t-il pour que les découvertes s’accélèrent et que les patients puissent en bénéficier ? Merci »
Le ralentissement des résultats de la recherche et de la mise sur le marché de médicament innovants relève essentiellement de 3 causes:
- Plus la technicité des méthodes utilisées grandit, plus les délais de mise en pratique augmentent. Nous sommes passé de l’ère de la chimie relativement simple à l’ère des biotechnologies beaucoup plus complexe. Le stade du traitement des symptômes est dépassé. L’objectif est maintenant « d’attaquer la source du mal »
- La crainte des effets secondaires des médicaments plus puissants, les considérations éthiques liées au caractère très innovant de certaines thérapies ou parfois même le principe de précautions compliquent ou retardent les développement.
- Les autorisations réglementaires sont de plus en plus exigeante et donc plus longues à obtenir.
L’ensemble de ces contraintes entraîne un accroissement considérable des couts de développement et les crédits qui lui sont alloués sont souvent insuffisants.
5 octobre 2008
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dans Le bon usage, Question Semaine de dialogue, Semaine de dialogue 2008 | 6 Commentaires
Ils vous répondront sur le blog du 14 au 19 octobre 2008 pendant la semaine de dialogue.
Nous vous remercions de limiter vos questions aux thématiques générales (innovation, progrès thérapeutique, usage des médicaments…) qui concernent tous les acteurs du médicament. Nous ne pourrons répondre aux questions particulières liées à un médicament ou une pathologie.
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