Dans le cadre de la troisième édition de la semaine de dialogue sur le thème « Ma santé, le médicament et moi ! », organisée par les entreprises du médicament, la Ville de Montrouge a accueilli une projection débat sur le thème de la maladie d’Alzheimer. C’est le film canadien de Sarah
Polley « Loin d’elle » (2006), avec Julie Christie, Gordon Pinsent, Olympia Dukakis, qui a été projeté :un couple marié depuis 45 ans a déjà su surmonter des épreuves, l’usure du temps. Pourtant, la femme, apprenant qu’elle souffre de la maladie d’Alzheimer, décide de se faire admettre en maison spécialisée. Son mari ne sait pas comment gérer cette séparation. Impuissant, il regarde sa femme s’éloigner de lui…
Ce film a servi de support à un débat animé par des spécialistes. A l’heure où les pouvoirs publics se mobilisent pour mettre en oeuvre une meilleure prise en charge des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer ou apparentée ainsi que leur entourage, il semblait important que des acteurs tels que les laboratoires Pfizer et Sanofi Aventis avec la Ville de Montrouge prennent la parole devant les Montrougiens.
Modérateur : Docteur Jacques CESSOT, Administrateur du Leem (DG adjoint Sanofi-Aventis France) Intervenants : Professeur Olivier HANON, Chef de service Gérontologie -Hôpital Broca
Docteur Sylvie TROY, Directeur médical Pfizer
Docteur GONIN, Gériatre, médecin coordinateur personnes âgées Conseil général des Hauts-de-Seine Monsieur Jean-Loup METTON, Maire de Montrouge et Conseiller général des Hauts-de-Seine
En clôture de la semaine de dialogue 2008, Christian Lajoux, Président du Leem a remis le prix "Paroles de Patients" à Olga et Christian Baudelot pour leur ouvrage "Une promenade de santé".
La première édition de ce prix à réuni le 22 octobre au Nomad’s, des entreprises, des associations et des partenaires qui ont activement participé au développement de cette nouvelle édition de la semaine de dialogue 2008.
Ce nouveau prix, a pour objectif de mettre en valeur le rôle du patient dans sa façon d’aborder sa maladie, de lutter contre sa progression, et de participer au traitement.
L’INVITATION
UN JURY ECLECTIQUE ET PASSIONNE
Ce prix, qui consacre un genre littéraire nouveau, en plein développement, a pour objectif de mettre en valeur le rôle du patient dans sa façon d’aborder sa maladie, de lutter contre sa progression et de participer au traitement. Il souligne le rôle essentiel de la parole dans la guérison et couronne, outre les qualités littéraires de l’ouvrage, la capacité de son auteur à transmettre au-delà de son émotion, un message de portée universelle.
Josette ROUSSELET-BLANC, présidente de l’association Etincelle a remis le prix « Paroles de patients » qui récompense un livre de témoignage sur la maladie publié entre le 1er octobre 2007 et le 30 septembre 2008.Le jury animé par Bertrand de Saint-Vincent était composé des personnalités suivantes :
Luc d’Auriol, Biologiste
Marie de Hennezel, Psychologue
Agnès lanaut, Membre de Comités de lecture
Alain Livartowski, Cancérologue – Institut Curie
Jean-Claude Meyer, Psychiatre
Marie-Odile Monchicourt, Journaliste scientifique – France Info
Marie-Françoise Padioleau, Journaliste – Présidente de l’AJMED (Association des journalistes médicaux grand public)
Josette Rousselet-Blanc, Journaliste – Le Figaro
Lucy Vincent, Neurobiologiste – Chercheur CNRS
Mathieu Zuber, Professeur de médecine – Université Paris V et Hôpital Saint-Joseph.
LE LIVRE LAUREAT
« Le sociologue Christian Baudelot (Le Niveau monte, Allez les filles !, etc.), dont les livres, notamment sur les questions d’éducation, font référence dans le monde entier, change ici complètement de registre. Voilà deux ans, il a vu sa femme Olga, elle-même chercheuse, atteinte d’une maladie incurable du rein, s’acheminer vers la dépendance et la mort. Comme sa mère et sa grand-mère avant elle. Découvrant qu’ils étaient « compatibles », Christian Baudelot a décidé de donner un rein à sa femme. C’est l’histoire de ce don qu’ils narrent ici à deux voix. « Je l’ai fait pour moi ! clame d’abord le donneur. Parce que j’ai vu le calvaire de mon beau-père dont l’épouse s’étiolait. » Mais l’explication est un peu courte et ce livre, précisément, nous invite à la subtilité.
Il y a d’abord le parcours des combattants. Rapporté avec humour et précision. Il y a ensuite une réflexion profonde sur l’identité, l’intégrité. Qu’est-ce que donner une part de soi, qu’est-ce que soi ? Et puis il y a l’histoire d’après. De ce qu’on attend du don, de ce que cela déclenche chez l’un et chez l’autre. Des passions obscures qui sont alors mobilisées.
En France, la médecine est réticente devant le don d’organe entre vivants. Parce que c’est compliqué. Oui, c’est compliqué. Christian et Olga Baudelot nous en font les témoins avec une sincérité magnifique, émouvante, avec une précision d’intellectuels vigilants. Et surtout, ils ont co-écrit une histoire d’amour, la leur, poignante et optimiste, qui donne à leur ouvrage une valeur universelle. »
> lien éditeur
Pour acquérir des exemplaires de l’ouvrage couronné par le prix « PAROLES DE PATIENTS » « Une promenade de santé » de Christian et Olga Baudelot aux éditions Stock , adressez directement vos commandes à madame Anne-Marie de Sousa au 01 49 54 36 57 ou par email : amdesousa@editions-stocks.fr.
Cet ouvrage fera l’objet d’une promotion spécifique dans les magasins relay du 3 au 11 novembre 2008 avec sur son bandeau la mention du soutien des Entreprises du médicament.
Discours de Bertrand de Saint Vincent, président du Jury « ‘
(…) il ne suffit pas de souffrir pour être beau, il ne suffit pas d’être malade pour devenir écrivain. Sinon on croulerait sous les chefs d’œuvre.. » >Lire le discours
Du 13 au 19 octobre, la semaine de dialogue sur le médicament a permis de réaliser près de 80 débats.
A travers ce blog, se sont exprimées vos préoccupations, vos questions, vos impressions et vos interpellations.
Vous avez été plus de 15 000 à visiter ce blog depuis octobre et plus de 4 000 à apprécier les règles d’or.
Soyez remercié très chaleureusement pour vos contributions.
Avec la participation de :
Maître Nathalie Beslay, Avocate spécialiste du droit numérique dans la Santé
Anne Buisson, Association François Aupetit, Responsable Communication
Dr Dominique Dupagne, médecin et animateur Atoute.org
Dr Vincent Varlet, Laboratoires Wyeth, Directeur de la Communication
et un représentant de la Haute Autorité de Santé
Votre thème est « le patient d’abord ». Le patient ne se soumet qu’à la prescription de son médecin généraliste. Difficulté pour lui peut être par oubli ou autre d’énoncer tous les médicaments qu’ils prend journellement d’où interférence entre eux.
Existe-t-il (je pense que oui) un logiciel ou applicatif donnant les interférences entre médicaments ? qui peut le posséder : le généraliste, le pharmacien ou internet ?
Pharmaciens et médecins possèdent aujourd’hui des bases de données permettant :
De mettre en évidence des interactions entre produits prescrits sur une même ordonnance.
Par ailleurs, ces logiciels permettent de traiter les incompatibilités (recherche de la compatibilité d’un traitement prescrit en tenant compte d’autres pathologies existants chez ce même malade).
De mettre en évidence des interactions possibles avec des aliments…
De plus, s’installe aujourd’hui dans les pharmacies, le dossier pharmaceutique (DP). Il permet, avec accord du patient, d’enregistrer tout médicament délivré, quelque soit la pharmacie. Ceci permet au pharmacien de mettre en évidence toute anomalie.
Est-ce que mon pharmacien qui me connait bien ne pourrait pas me prescrire des médicaments plus efficaces ? Du coup j’ai tendance à réutiliser des médicaments que j’avais dans mes armoires mais sans être toujours sûre du nombre de comprimés à prendre. Sans parler du coût pour la sécu, c’est pénible quand on a peu de temps de devoir faire la queue chez le médecin pour une gastro ou un gros rhume.
Un pharmacien est habilité soit à vous conseiller une médication efficace, soit à vous orienter vers le médecin. En cas d’automédication, il faut savoir que les médicaments ne sont pas des produits comme les autres. Un médicament est toujours destiné pour une indication thérapeuthique et une durée d’utilisation précises, avec une posologie adaptée.
Une automédication nous responsabilise car elle implique une éducation thérapeutique. Le patient devient acteur de son parcours de soins. elle permet d’éviter des consultations superflues.
Seuls les médicaments de prescription facultative sont destinés à l’automédication.
Quand sera commercialisé le Valdoxan (Dépression)? Quels sont les lieux ou se pratique la Stimulation magnétique transcrannienne ?
Le Valdoxan n’est pas commercialisé en France. Dans l’attente d’une autorisation de mise sur le marché , nous ne possédons aucune information sur une date éventuelle de commercialisation.
Stimulation magnétique Transcrannienne (TMS) : technique médicale utilisée dans le diagnostic des maladies neurologiques. Ce traitement clinique est uniquement pratiqué dans des centres spécialisés et n’entre pas dans le champ des médicaments.
Les génériques occasionnent malgré leur formule de nombreux effets secondaires. peuvent-ils être indiqués sur la posologie d’une manière explicite et « en gras »? Le prix générique est aussi onéreux que le produit. pourquoi le prendre alors?
a) Princeps (médicament de marque) ou générique ont rigoureusement le même principe actif (même molécule). Ils ont tous deux les mêmes propriétés curatives bénéfiques mais aussi des effets indésirables plus ou moins graves qui peuvent porter atteinte à la santé du patient.
Quelque soit le médicament (princeps ou générique) les centres de la pharmacovigilance, laboratoires, et pharmacies assurent pour chaque médicament commercialisé, le suivi des effets indésirables. S’il est constaté qu’un médicament présente plus de risques qu’il n’apporte de bénéfices, il est retiré du marché. La notice de chaque médicament en précise les effets indésirables.
b) Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) fixe le prix de tous les médicaments remboursables. Le prix d’un générique est au moins inférieur à 50% du prix du princeps ( produit de marque). Il est impossible qu’un produit générique coûte plus cher.
Que coûtent les génériques à la sécurité sociale ? est-il vrai que certains générique, pour ne pas dire beaucoup, coûtent plus chers à la Sécurité sociale ? Merci de votre réponse loyale ! Va-t-on là aussi être politiquement correct ?
A partir d’une analyse effectuée entre le 1/08/07 et le 31/08/08 (cumul mobile de 12 mois à fin août) le marché remboursable s’établit à 18,9 Milliards d’euros. Dans ce marché total la part des produits génériques représente 2,9 milliards d’Euros. (soit 15,3%)
Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) fixe le prix de tous les médicaments remboursables. Le prix d’un générique est au moins inférieur à 50% du prix du princeps (produit de marque). Il est donc impossible qu’un produit générique coûte plus cher à l’assurance maladie.
A quoi servent les cellules souches ?
Les cellules souches sont des cellules indifférenciées capables au cours de leur reproduction de se différencier en cellules spécialisées constituant des tissus : musculaires, sanguins, neurones, etc…
Ces cellules font l’objet de beaucoup de recherches pour essayer de créer de toute pièce des tissus et organes de remplacement.
Par exemple des recherches ont montré que des cellules embryonnaires pouvaient se différencier en cellules cardiaques et régénérer des cœurs déficients de rats.
Est-ce normal que la mère d’un de mes amis soit restée 2 mois paralysée suite à la prise d’un antibiotique?
Évidemment cela n’est pas normal, les médicaments sont destinées à soigner et non à rendre malade. Ils ont fait l’objet d’études et d’essais très longs et très codifiés ; Il faut cependant admettre que tout médicament peut générer des effets non souhaités et non prévus. Les centres de pharmacovigilance, les laboratoires pharmaceutiques, les médecins et les pharmaciens d’officine assurent le suivi des effets indésirables.
Si les risques constatés sont plus importants que les bénéfices attendus, le médicament est retiré du marché.
Comment être sûr de la production de médicaments qui peuvent être fabriqués à l’étranger sans aucune vérification aussi performante que la nôtre ?
Tout médicament vendu en France dans le circuit pharmaceutique officinal , quel que soit son lieu de fabrication a obligatoirement une autorisation de mise sur le marché (AMM). Cette autorisation de mise sur le marché est garantie de la qualité, de la traçabilité et des contrôles réalisés. Ceci n’est pas le cas des produits obtenus lors de voyages dans des pays n’ayant pas cette exigence ou obtenus par internet.
Suite au déremboursement de nombreux médicaments, et dans le contexte de « crise » économique actuelle, de plus en plus de gens n’ont plus accès aux soins, notamment beaucoup de retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. (…)
Des médicaments sont sortis du remboursement parce que selon le Comité Économique des Produits de Santé, ils ne présentent plus un service médical rendu suffisant en comparaison des produits inscrits au remboursement Sécurité Sociale et destinés aux mêmes indications thérapeutiques.
En ce qui concerne les médicaments non remboursés, ils sont en prix libres.
Le marché pharmaceutique des produits remboursables sur les 12 derniers mois reste en progression de 2, 4% en France.
La croissance du secteur pharmaceutique reste dynamique même si elle est moins rapide que dans les années précédentes. L’industrie du médicament est en profonde mutation et doit concilier les besoins de santé non satisfaits et attentes des patients, la pression des pouvoirs publics sur les prix, les équilibres économiques et le coût de ses recherches.
Quelles sont les propriétés pharmaceutique de l’oromag ?
Vous devez vous rapprocher de votre pharmacien pour en connaître toutes les propriétés.
Pourquoi certains médicaments peuvent-ils être achetés sans ordonnance et d’autres non ? Les médicaments sans ordonnance sont-ils vraiment des médicaments (homéopathie, produits à base de plantes..par exemple) ?
Tout produit possédant une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) est un médicament. Cette autorisation est clairement indiquée sur le produit : AMM
Cette AMM est obtenue après des essais prouvant activité et innocuité du médicament. Une partie de ces médicaments ne peut être dispensée qu’avec une ordonnance parce qu’ ils nécessitent plus de précautions que d’autres ou s’adressent à des affections nécessitant des avis médicaux. D’autres, parce qu’ils s’adressent à des affections plus courantes et plus facilement diagnostiquées peuvent être obtenus sans ordonnance.
Brasserie Le Richelieu 44, place Jaude 63000 Clermont-Ferrand
Type
Déjeuner décideurs
Public
Décideurs de santé
Atelier pratique : découvrir le chemin du médicament en thérapie génique
De 14 à 16 heures. 20 personnes maximum. Adultes à partir de 16 ans. L’expérimentation est au coeur de cet atelier et permet aux participants : de se mettre dans la peau d’un chercheur, en découvrant l’ADN et ses applications et de comprendre le chemin qui mène au médicament.
Organisme
Généthon
Lieu
1 bis, rue de l’Internationale BP 60 Evry 91002 Région Parisienne
Lilly – 10h30-12h – Débat, locaux de Lexmark « Jusqu’où le patient est-il acteur de sa santé? ». Le 21 octobre 2008
Lilly – 12h-13h15 – Débat, locaux Euro RSCG « La spécificité de la communication santé à destination du secteur » ( à confirmer). Le 4 décembre 2008
Saint-Denis
Ikambere 12h30-15h- Réunion d’échange, « Les perspectives du suivi thérapeutique sans guérison ». Le 21 octobre 2008, 39 bd Anatole France
Châtenay-Malabry : Paris XI -Châtenay – Débat, « Les métiers et l’avenir de la recherche ». Le 3 novembre 2008
Paris
Ligue Française contre la Sclérose en Plaques – Réunion d’échange, « Education thérapeutique : traitement et effets secondaires ». Le 18 octobre 2008
Trans-Form – 18h-20h- Réunion d’échange, « Elaboration commune d’une meilleure information ». Le 14 novembre 2008, 66 rue Diderot
CODERPA (1) – 9h30 et 14h30 – Débats « Bon usage du médicament et automédication ». Le 18 novembre 2008, Auditorium Hôpital Pompidou 15 ème
Espace Saint-Augustin – 14h30 – Débat « Où en est la recherche sur la maladie d’Alzheimer? ». Le 20 novembre 2008, 7 rue Treilhard 8ème
URAF (2) Ile-de-france – 14h30- Débat colloque « Le patient acteur de sa santé ». Le 6 Décembre 2008, 28 place St Georges 9ème
Espace Pirandello – 14H30 – Débat « Maladie d’Alzheimer : prévenir, identifier les premiers signes ». Le 9 Décembre 2008, 12 rue Pirandello, 13 ème
(1) Comités Départementaux des Retraités et Personnes Agées
(2) Union Régionale des Associations Familiales
Bravo à tous ceux qui font avancer la place des Entreprises du médicament dans la Société.
On prépare le bilan, merci de votre retour : jthevenin@leem.org
Jeudi 16 octobre 2008, plus d’une soixantaine de Capistes tous issus des Entreprises du Médicament, se sont retrouvés pour dialoguer autour de 2 sujets :
la campagne « le patient d’abord »
« les Volontaires du Médicament »
L’assemblée de professionnels, pharmaciens, médecins, chercheurs s’est montrée très concernée par les informations partagées au cours de cette semaine de dialogue.
Ils se sont tous rendus compte de la nécessité de placer le patient au centre du système de soins, même si certaines résistances se sont parfois exprimées et on tous ont appréciés le dynamisme de la campagne.
Espérons seulement que les médecins nous rejoindrons en 2009.