3 novembre 2009
Les entreprises du médicament délivrent-elles une information objective aux patients ?
dans Eléments de confiance | 0 Commentaire
Les entreprises du médicament sont actuellement les seules à ne pas pouvoir communiquer auprès du grand public sur les médicaments sous prescription médicale, alors que l’ensemble des acteurs peut s’exprimer dessus.
Un réel paradoxe, dans la mesure où ce sont elles qui disposent de la plus grande partie des sources d’informations sur les médicaments qu’elles conçoivent et auxquels elles ont consacré des années de recherche et de développement.
Elles n’ont pas plus le droit de répondre aux questions sur leurs traitements ou aux informations parfois erronées qui circulent dans les médias ou sur Internet.
En fait, l’information diffusée sur leurs produits par les entreprises du médicament est systématiquement assimilée à de la publicité. La même information non promotionnelle et non publicitaire, transmise par un professionnel de santé, sera en revanche qualifiée d’information. C’est une question d’origine de la source et (Lire la suite…)
2 novembre 2009
Comment la chaîne du médicament s’organise en réponse à l’alerte pandémique de Grippe A ?
dans Eléments de confiance | 0 Commentaire
En France, il existe une spécificité : la présence de pharmaciens tout au long de la chaîne du médicament
Les acteurs de la chaine du médicament assurent :
- l’approvisionnement des médicaments essentiels, des traitements de la grippe (antiviraux) et des vaccins;
- le transport des médicaments ;
- la dispensation des médicaments à l’officine et à l’hôpital ;
- le conseil, l’information et la diffusion des messages de prévention (« mesures barrières » : masques, gels hydro alcooliques, règles d’hygiène, etc)
Comme dans tous les secteurs, les acteurs de la chaîne du médicament seront confrontés à des problèmes de personnel et de surcharge de travail pendant la pandémie. Par ailleurs, Ils devront veiller aux besoins en santé de tous les Français : traitement contre la grippe, ses éventuelles complications et prise en charge des autres patients.
Les pharmaciens ont le sens du devoir et de l’engagement: professionnels de santé à part en entière, ils assurent une mission de service public. Présents sur tout le territoire, ils assurent l’égalité de tous à l’accès au (Lire la suite…)
26 octobre 2009
Investissement dans l’innovation
dans Eléments de confiance | 0 Commentaire

Les médicaments font-ils reculer les maladies ?
En un demi-siècle, les progrès en matière de découvertes de médicaments ont été tels qu’ils ont permis de faire reculer de nombreuses maladies, et la vaccination y a beaucoup contribué. Depuis 2000, ce sont en moyenne 50 situations thérapeutiques qui sont améliorées chaque année grâce aux médicaments et aux vaccins. C’est considérable, mais loin d’être suffisant.
La multiplication des échanges internationaux, l’augmentation de la résistance aux antibiotiques, l’émergence d’agents infectieux inconnus font apparaître de nouvelles maladies ou en font ressurgir de plus anciennes que l’on croyait maîtrisées. Sans compter les pathologies liées à l’âge, multiples et variées (ostéoporose, maladies neurodégénératives, cancers…) qui devraient se développer du fait de l’augmentation de l’espérance de vie, mais pour lesquelles il n’existe pas encore de véritable solution. C’est également le cas des maladies rares.
Au total, seulement un quart des 30 000 maladies répertoriées dans le monde dispose d’un traitement. C’est dire si le défi est grand pour les chercheurs !
L’innovation est-elle en panne ?
L’ère de la chimie fine et de la pharmacologie, à son apogée dans la deuxième moitié du XXe siècle, a permis de découvrir et produire quantité de médicaments. Cette cascade de progrès a (Lire la suite…)
16 janvier 2009
Que fait-on pour lutter contre la contrefaçon ?
dans Eléments de confiance | 0 Commentaire
Y a-t-il des médicaments contrefaits en France ? Les entreprises se mobilisent-elles suffisamment ?
La contrefaçon de médicaments est un acte criminel : produits sur-dosés, sous-dosés, sans principe actif, voire toxiques, circulent dans le monde, quasi impunément.
Les médicaments contrefaits, de marque ou génériques, sont délibérément étiquetés frauduleusement pour en dissimuler la nature et/ou la source. Leur utilisation régulière peut entraîner un échec thérapeutique ou favoriser l’apparition d’une résistance. Elle peut même être mortelle, en particulier en raison de leur toxicité !
Aujourd’hui, la contrefaçon touche en grande partie les pays pauvres et émergents. Les Etats-Unis ne sont toutefois pas épargnés : elle y a été multipliée par 4 en 10 ans, et concerne près d’un tiers des nouvelles molécules. Le fléau, facilité par Internet, peut aussi arriver en Europe via les importations parallèles, légales.

Tout sauf marginale, la contrefaçon de médicaments concernerait 6% du marché mondial selon l’OMS, 10% selon l’Agence américaine du médicament (FDA).
Au-delà du risque médical qu’elle fait courir, elle est une réelle menace pour la filière recherche-production du secteur thérapeutique et pour ses emplois, directs ou indirects.
La France semble pour l’heure relativement à l’abri, même si les sollicitations sur Internet sont de plus en plus fréquentes. Les Entreprises du Médicament collaborent étroitement avec les pouvoirs publics pour définir des stratégies préventives de lutte.

L’élargissement de l’Union européenne à des pays où les règles de contrôle au niveau des frontières ne sont pas aussi strictes qu’en France pourrait fragiliser le système et exposer les consommateurs à des risques plus élevés.

Les importations parallèles sont-elles sûres ?
Acheter des médicaments dans des Etats membres de l’Union européenne dont le système de santé offre des médicaments à des prix peu élevés pour les revendre plus chers dans d’autres pays, tel est le principe des importations parallèles. Elles sont légales, mais la réglementation est très stricte : les médicaments doivent avoir obtenu une double AMM (dans le pays d’origine et en France), bénéficier d’un reconditionnement adapté, d’une notice traduite, et être importés par des intermédiaires agréés.
Elles sont plus rares en France, compte tenu du niveau du prix peu élevé des produits.
Risque du dispositif : favoriser la diffusion de médicaments illicites. Les contrefacteurs peuvent en effet tenter de faire passer de faux médicaments pour des médicaments d’importation parallèle. Repérer les produits contrefaits est d’autant plus difficile qu’une fois les médicaments reconditionnés (ce qui est légal), l’origine apparaissant sur la boîte est celle du pays de transit et non celle du pays producteur.

Peut-on acheter des médicaments sur Internet ?
En théorie, non. Dans les faits, oui. En pratique, il ne faut pas ! La législation française sur l’achat de médicaments dissuade ce genre de pratique : l’AMM, la prescription (uniquement sur ordonnance), et le monopole pharmaceutique (qui réserve aux seuls pharmaciens la vente de médicaments), garantissent la qualité et la sécurité des médicaments vendus en France. S’y ajoute la prise en charge des frais de santé par la Sécurité sociale, qui favorise également le recours au circuit officiel de distribution des médicaments.
Si se procurer des médicaments sur Internet est simple, le risque est considérable : les acheteurs n’ont aucune garantie de la qualité des produits reçus. Comment savoir qu’il ne s’agit pas de contrefaçon ? En outre, en court-circuitant le médecin et le pharmacien, cet accès prive le patient des conseils indispensables au bon usage du médicament.
