16 octobre 2008
Les experts répondent aux questions – mercredi 15 octobre
1- « J’ai lu les règles d’or sur les médicaments à la maison. J’ai de jeunes enfants, comment éviter les accidents avec les médicaments que je dois conserver au réfrigérateur ? »
Pour éviter les accidents avec les médicaments qui doivent être conservés au réfrigérateur, il doivent être mis dans une boite dédiée à cet usage possédant un système d’ouverture protégée. Cette boite doit également être placée en hauteur.
2- « Certaines maladies comme la malaria deviennent difficile à soigner, y a t-il un risque que peu à peu les médicaments soient moins efficaces avec d’autres maladies ?
Pour aller plus loin, qui va plus vite, les virus ou la recherche ?
Quelle sera la situation dans une dizaine d’années ?
Dans le cas de certaines maladies infectieuses, il est reconnu que l’on voit apparaître des résistances. Pour y remédier il est indispensable de respecter les règles de bon usage des médicament (posologie, durée de traitement, …) En parallèle les Entreprises du Médicaments conscients de ces préoccupations de santé publique recherchent sans relâche et développent de nouveaux traitements. Ainsi les traitements anti-infectieux ont permis de reculer la mortalité liée à ces maladies à 12 % en France. Tant la recherche publique que la recherche privée , tant en France qu’au niveau international, se donnent les moyens pour faire face aux enjeux sanitaires du futur.
3. « Je ne peux pas me déplacer facilement, puis-je acheter mes médicaments sur internet auprès de pharmacies assermentées ? »
Cette possibilité n’existe pas en France aujourd’hui. Les réflexions sont en cours. L’étude des autres modèles européens est prise en compte pour mettre en place, s’il y a lieu, une telle modalité dans l’avenir.
4. »Pourquoi les différents labos ne s’unissent ils pas pour effectuer les recherches les plus critiques au lieu de se battre individuellement pour conserver des brevets ? N’a-t-on pas moyen de les y obliger pour des raisons de santé publique ? «
Des partenariats de recherche existent entre Recherche Publique et Privée, et entre laboratoires pour optimiser les compétences, les ressources. La compétition quelque soient les domaines a prouvé son efficacité à faire émerger des innovations. Dans certains cas les gouvernements face à des maladies émergentes avec un risque d’épidémies peuvent imposer une collaboration très étroite.
5. « Comment les laboratoires évaluent ils l’efficacité d’un médicament après leur mise sur le marché ? Les médecins font ils des comptes rendus aux autorités ? Considère-t-on qu’un médicament est définitivement efficace quand on l’a testé et mis en vente ? «
Lorsque le médicament a fait l’objet d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) qui est délivrée par les autorités de santé, le laboratoire qui commercialise la spécialité doit répertorier tous les effets secondaires notifiés et adresser aux Autorités de Santé un rapport listant les effets. L’efficacité du nouveau médicament fait l’objet d’un suivi permanent en collaboration avec les médecins traitant et les pharmaciens .
6. « La santé est un problème mondial. Prend-on suffisamment en compte les médecines d’autres pays (Afrique, Asie) lorsqu’on décide de la validité d’une recherche thérapeutique ? Autrement dit, les médicaments en vente aujourd’hui ne représente-t-il pas qu’un « certaine » vision de la santé ? la vision occidentale ? »
Effectivement, il existe des médicaments traditionnelles qui correspondent à des cultures qui ne sont pas d’emblée transposables sans validation de sécurité et d’efficacité conformément aux attentes des patients des pays occidentaux
7. « J’ai le sentiment que beaucoup de médecins donnent trop de médicaments aux patients et se soucient peu des effets « collatéraux » assez fréquents et souvent pires que la pathologie initiale. Je pense ici à ma mère « matraquée » de médicaments pour sa maladie de parkinson et qui n’arrive à s’en sortir qu’en supprimant petit à petit certains d’entre eux particulièrement « déséquilibrant » ! «
La maladie de parkinson est une maladie qui doit être prise en charge par un médecin spécialiste, le neurologue. Le traitement nécessite des ajustements réguliers en fonction de la réaction de chaque patient. Il est fortement recommandé de ne pas arrêter ou modifier le traitement sans consulter le médecin traitant.
8. « Je prends beaucoup de médicaments, certains pour éviter les effets secondaires des premiers. Au final, beaucoup d’effets secondaires et je fini par me demander si je n’irai pas mieux sans prendre tous ces médicaments. La recherche avance-t-elle sur la réduction des effets secondaires et quand pourront nous prendre un médicament qui ne provoque pas de dégâts en même temps ailleurs ? »
Un médicament peut, par un même mécanisme d’action, affecter différentes fonctions de l’organisme et générer des effets non souhaités et non prévus. 
S’il est constaté qu’un médicament présente plus de risque qu’il n’apporte de bénéfice, il est retiré du marché. Les centres de pharmacovigilance et les laboratoires pharmaceutiques assurent, pour chaque médicament commercialisé, le suivi des effets indésirables. La notion de pourcentages d’effets secondaires est un élément essentiel lors du développement clinique.







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