Archives pour novembre 2007

19
nov
07

5 décembre : Journée d’évaluation et de dialogue sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises du Médicament

lmpe-dd.pngLaurence Tubiana
Directrice de la Chaire Développement Durable de Sciences Po Paris
Directrice de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI)
et
Christian Lajoux
Président des Entreprises du Médicament
ont le plaisir de vous convier, le mercredi 5 décembre 2007,

à la “Journée d’évaluation et de dialogue sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises du Médicament

Téléchargez le programme et l’invitation

9
nov
07

La réponse de Christian Lajoux, Président des Entreprises du Médicament, aux propos de Bernard Maris tenus le 9 novembre à 6h51 sur l’antenne de France Inter

La réponse de Christian Lajoux, Président des Entreprises du Médicament, aux propos de Bernard Maris tenus le 9 novembre à 6h51 sur l’antenne de France Inter :

“Cher Monsieur,

Peut-on tout dire au micro de France Inter pour exprimer ses opinions propres ? Peut-on mettre en cause l’intégrité morale de milliers de personnes : médecins, chercheurs qui ont démontré par leur engagement qu’ils s’appliquaient d’abord à faire reculer la maladie ? Peut-on confondre la critique de pratiques commerciales éventuellement imparfaites d’une profession, avec la mise en cause de son utilité intrinsèque et de son modèle, sous prétexte qu’on refuse que le capitalisme ait un rôle dans l’économie de la santé ? Peut-on enfin désigner à l’opprobre une mission de progrès thérapeutique parce que sa réalité ne correspond pas au modèle théorique que l’on voudrait pour le monde ?

Telles sont les questions que je me suis posé en écoutant votre chronique de ce matin, en fidèle auditeur de France Inter, en tant que citoyen critique, fondamentalement attaché à la liberté d’expression et de communication et en tant qu’homme et professionnel tout aussi attaché, que vous, à lutter contre les injustices, les scandales de ce monde, dans la santé tout particulièrement. Combien de femmes et d’hommes qui oeuvrent dans nos entreprises, de par le monde, pourraient vous adresser le témoignage de leur engagement contredisant totalement les accusations que vous portez.

Devons-nous aller devant les tribunaux défendre notre honneur et notre vérité propre ? Il y aurait matière à le faire. Ma responsabilité de Président des Entreprises du Médicament m’y contraindrait. Mais puisque nous sommes attachés à une société de liberté, je choisis de faire appel à l’esprit de responsabilité de l’opinion, à sa lucidité, à son réalisme aussi, pour mettre sur la place publique vos propos dénigrants – irrespectueux pour les professionnels de santé engagés que nous sommes – et solliciter par les moyens de la libre communication également, la réaction de nos concitoyens. Les Français savent que lorsqu’ils sont malades, le médicament reste la solution attendue. Les malades qui se battent contre le cancer, le sida, la polyarthrite rhumatoïde mesurent les apports des thérapeutiques modernes. C’est l’une des grandes conquêtes de notre civilisation contemporaine. Encore faut-il les inventer, les valider, les proposer, les suivre, les faire progresser. J’accepte toutes les critiques sur nos modalités de travail et nous ne cesserons de vouloir les améliorer avec les acteurs de santé, les patients, les autorités, la société, chaque jour et sans tabou. Mais s’en prendre aussi violemment à notre système d’invention du progrès thérapeutique, à ceux qui le portent, relève pour le moins d’une ignorance totale du monde de la santé ou d’un procès en sorcellerie.

Parlons de la façon dont nous travaillons la gestion des risques, dont nous organisons nos recherches sur les maladies nouvelles, celles du sud, discutons de la façon dont nous faisons évoluer l’information des médecins, autant que vous le voulez. Mettons sur la place publique autant que nécessaire la réalité des comptes de notre industrie. Abordons les responsabilités de chacun, les nôtres et celles des autorités, mais n’oublions pas aussi de parler de l’irresponsabilité de ceux qui empêchent les progrès des systèmes de santé, qui encouragent la contrefaçon, qui nuisent à l’innovation et qui dénaturent l’engagement scientifique et humain des inventeurs de médicaments.

Si vous acceptez de placer le débat sur ce terrain des voies de progrès au service de la santé de nos concitoyens, vous me trouverez toujours à votre disposition pour aller au fond des sujets. Si vous préférez jeter l’anathème sur les 100 000 hommes et femmes qui travaillent en France pour promouvoir ce progrès thérapeutique, en déniant leurs valeurs, il vous reviendra à vous-même d’apprécier votre propre démarche.

A vous donc de voir la suite que vous donnerez à ce courrier !

Je reste à votre disposition et vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.”